Femme et professionnelle accomplie, Vaia est Belge et non expatriée contrairement à mon public habituel. Vaia a suivi le programme des entrepreneures avancées. Au tout début du programme elle était thérapeute énergétique et occupait également un job salarié à Bruxelles. Elle nous raconte son expérience.

Bonjour Vaia. Je te remercie d’avoir accepté de témoigner du chemin, du parcours, de l’aventure que nous avons vécue ensemble. Je ne vais pas en dire plus sur toi et te laisser te présenter.

Bonjour Anne. C’est un exercice souvent difficile pour moi, me présenter. J’ai de multiples casquettes. C’est une des raisons d’ailleurs qui m’avait conduite chez toi, déterminer quelle casquette mettre dans quel ordre. Je suis maman de deux enfants. Je suis une femme et une professionnelle accomplie d’une certaine manière. Je suis surtout belge. Je ne suis pas expatriée, contrairement à ton public habituel. Je pense qu’il est important de le mentionner parce que cela n’a pas empêché que l’accompagnement puisse porter ses fruits. Je travaille en tant que salariée dans une organisation syndicale. J’ai en parallèle des activités complémentaires. Je pense qu’en France, cela s’appelle l’auto-entreprenariat, c’est-à-dire un deuxième travail de manière indépendante pour lequel je pensais travailler en tant que thérapeute. Et puis, finalement, je suis rédactrice en chef d’une revue d’analyse politique en Belgique, un poste qui me convient parfaitement et qui me plait énormément. 

Oui, un beau switch.

Oui, total. Enfin, pas vraiment.

Non, pas vraiment. Dans quelle situation étais-tu avant que l’on ne se rencontre, avant que l’on ne commence à travailler ensemble ? 

J’étais à un moment charnière dans ma vie puisque je venais d’annoncer à mon employeur précédent que je quittais mes fonctions. J’étais experte dans le domaine de l’analyse politique. Je venais de lui annoncer que je changeais de travail, que je le quittais sans trop savoir où j’allais, puis je lui ai annoncé assez rapidement que j’avais trouvé et que je repartais travailler dans une organisation syndicale parce que j’avais besoin d’un engagement social fort pour m’épanouir. Donc, j’étais vraiment à la jonction entre les deux. Je n’avais pas encore pris mes nouvelles fonctions. J’étais toujours dans mes anciennes fonctions mais tout le monde savait que je partais. J’avais envie, dans ces nouvelles fonctions, de développer aussi tout l’aspect thérapeutique. En fait, j’avais fait une grande formation de thérapie énergétique que je voulais mettre en place et qui devait prendre cours les jours de la semaine où je ne travaillais pas puisque j’avais décidé de prendre un temps partiel. 

OK. Et quelles étaient tes attentes ? Que recherchais-tu avec cet accompagnement que nous avons vécu ensemble ?

L’idée au départ était de diffuser, de faire peut-être plus de marketing aussi autour de ce poste de thérapeute énergétique. C’était vraiment d’investir le côté indépendant, d’investir tout le processus clients, la définition du projet et surtout, je ne vais pas dire faire de la publicité mais véritablement venir apporter tout l’aspect marketing. Et, ce qui m’avait beaucoup intéressée, c’était justement le point de vue nomade, pouvoir toucher un public plus large qu’uniquement celui de ma région. 

En fait, tu pratiquais déjà un petit peu quand nous avons commencé ensemble. 

J’avais déjà des clients effectivement, pas énormément. Je souhaitais le développer justement. 

C’est ça, et pas uniquement en présentiel comme tu avais l’habitude de le faire à ce moment-là. 

Exactement ! Tu peux me laisser une seconde ? J’arrive. Excuse-moi. C’est mieux la porte fermée.

Pourquoi as-tu choisi de travailler avec moi ?

Ecoute, c’était vraiment interpellant parce que je t’ai rencontrée une première fois tout à fait par hasard. J’avais été interpellée par les paroles que tu avais prononcées et qui étaient celles que l’on retrouve sur ton site ou tes pages Facebook. Ce n’était rien d’exceptionnel. C’est tout à fait toi. Quelqu’un pourrait être touché de la même manière au niveau écrit. J’ai retrouvé tout de suite la même façon de dire, de le présenter quand je me suis intéressée à ton profil et quand j’ai commencé à faire un peu de recherches sur ton site web. 

Deux éléments super importants : d’une part, il y avait cet aspect activité nomade. C’est certain. J’avais vraiment envie de développer cet aspect-là, que ça ne reste pas bloqué sur un présentiel. 

Et surtout, ce qui m’avait beaucoup attiré en toi, c’est que tu avais cette vision globale qui ne se centrait pas seulement sur l’aspect purement marketing comme j’ai pu le laisser penser tout à l’heure. Il y avait vraiment un alignement, plus exactement une volonté de nous pousser à trouver notre équilibre. Je me rappelle. Lorsque j’ai commencé l’accompagnement, j’ai ouvert un carnet dans lequel je mettais à peu près tout ce qu’il me passait par la tête, soit beaucoup de choses. Je l’avais dédicacé d’une certaine manière. J’avais indiqué : « Vivre le job qui me fait vibrer tout en respectant mon équilibre de vie ». Et ces paroles, je ne sais plus si je les ai prises textuellement sur ton site ou si nous en avons parlé en réunion mais, très clairement, c’était l’objectif du coaching et cet objectif était avec toi parce que tu étais celle qui avait su représenter ce qui me permettait non seulement d’aller au plus loin de mes désirs mais surtout, de garder un équilibre. Et je me sentais très déséquilibrée. J’avais surtout peur aussi. En changeant de fonction comme je le faisais, je passais certes à un temps partiel mais je voulais développer des activités à côté et j’avais peur de me faire envahir à la fois par le travail salarié, par le travail indépendant et, surtout, par ma vie familiale et mes aspirations personnelles de vie intérieure. 

Oui, nous avons beaucoup travaillé sur l’équilibre entre tes multiples casquettes professionnelles et personnelles avec différents axes ou choses que tu voulais développer ou garder en termes de temps. Tu as aussi travaillé ce challenge sur cet accompagnement. 

Effectivement, j’ai beaucoup investi le challenge « Gestion du temps / organisation du temps » pas seulement comme on le voit dans les ouvrages où on essaye de s’organiser en mettant des échéances, des priorités, etc. Il y avait tout cet aspect-là bien sûr, définir l’objectif plus concrètement. J’ai beaucoup travaillé dessus pour compenser mes manques mais il y avait aussi un autre aspect qui m’a aidée à passer le cap et à investir ce sujet du temps, c’est pourquoi avoir plus de temps ? Pourquoi organiser ce temps-là ? Il fallait qu’il y ait vraiment un sens dans cette recherche et, grâce à toi, je voyais un sens à cadrer un peu plus ce temps. Cela me permettait d’équilibrer et de rester au mieux de moi-même, pas pour l’autre. Ça m’a permis de me dire que j’en avais besoin moi, que ce n’était pas pour aider mes enfants, pour être une bonne maman, une bonne épouse, une bonne salariée, une bonne indépendante, etc., mais parce que moi, fondamentalement, si je n’avais pas cet équilibre, j’étais malheureuse et je ne m’en rendais pas compte.

C’est ça, l’importance de trouver du temps pour te nourrir sur chacune des thématiques ou chacun des pans de ta vie finalement.

Exactement ! Et c’est encore quelque chose que je pratique au quotidien. Nous avons fini le coaching depuis quelques mois et, pourtant, alors que j’ai des fonctions totalement différentes par rapport à ce qui était prévu au départ, je me retrouve justement à chercher cet équilibre en permanence. Ça me permet aussi, d’une certaine manière, d’être plus sereine dans mes nouvelles fonctions de leadership et d’organisation que je ne l’aurai été il y a un an parce que je sais retrouver mon équilibre. Je ne suis pas envahie par le stress ou par l’émotionnel. Pourtant, dans la presse, même si ce n’est pas une presse quotidienne, nous sommes quand même fort soumis à la pression. Il faut tenir. Un résultat doit sortir. Il faut collaborer. Il faut travailler ensemble. Pour retrouver cet équilibre, je peux me donner maintenant, par exemple, le temps, même en pleine semaine de bouclage, de me dire : « Ce soir, je ne travaille pas. Ce soir, je prends un livre. Ce soir, je vais faire une méditation parce que j’ai besoin de me retrouver et j’ai besoin de ça aussi par rapport à mes enfants pour être disponible pour eux ». Je trouve cela fabuleux. J’arrive vraiment à identifier les moments où j’ai besoin de ça, les moments où je peux me lâcher et être vraiment en plein dans le travail et puis aussi, j’ai trouvé les outils qui me conviennent pour véritablement retrouver cet équilibre et louvoyer de manière gracieuse. 

J’aimerai revenir sur la notion d’activité nomade parce que, finalement, tu dis que c’est un point qui était important pour toi, qui t’as attirée en tous cas dans ce que je partageais. Dans la mesure où, justement, tu n’es pas expatriée et que, de ce que nous avons partagé, il n’y avait pas forcément un projet de vie de partir, même de bouger à travers la Belgique, pourquoi ce point était important pour toi ?

Je m’étais rendue compte dans mes précédentes fonctions que, même si j’aime travailler avec des personnes, avec une équipe, j’aime beaucoup être chez moi. Etre chez moi me ressource énormément et je voulais pouvoir travailler de différents endroits, ne pas être coincée par ma présence physique quelque part. L’idée était de pouvoir m’appuyer sur le fait de travailler 3 jours par semaine dans un lieu physique et les deux autres jours, être chez moi parce que cela me fait du bien et parce que je peux organiser mon temps différemment. Je peux m’occuper de ma maison, m’occuper des enfants après. Je peux travailler autrement. Et j’avais aussi cette envie de ne pas être tenue en permanence par des horaires. Dans le travail salarié, on est focalisés sur des horaires bien spécifiques même si les fonctions que j’ai pu occuper et que j’occupe encore maintenant me demandent un peu de travail en décalage parce qu’il y a parfois des urgences. Le lundi et le vendredi, les deux jours où je ne suis pas salariée, ce sont maintenant des jours où je peux vraiment me dédier à mes projets généraux en tant qu’indépendante mais à ma manière, à partir soit de chez moi, d’un café ou d’un restaurant. J’en avais vraiment besoin, pouvoir me dire aussi que, par exemple, je peux travailler le samedi et le dimanche. Si les enfants sont en activité, j’ai 2 heures où je peux travailler. Je pense que, d’une certaine manière, même si ce que je vis maintenant ne correspond pas au projet avec lequel je suis venue, tout l’accompagnement m’a permis de réfléchir à ce que cela représentait pour moi d’être nomade. Est-ce que j’avais vraiment envie de bouger partout ? J’adore voyager, ce n’est pas ça mais j’ai besoin d’une assise, d’un port d’attache. C’est mon besoin à moi. Mais ce port d’attache doit pouvoir aller et venir en permanence. Il doit y avoir du mouvement, de la fluidité. Ça n’est pas permis par le travail salarié mais, par contre, avec ton accompagnement nomade, cela me permettait de réfléchir différemment. C’est la différence avec un autre coaching plus classique. On ne se focalise pas sur comment sortir de la contrainte physique et même de la contrainte temporelle. Réfléchir en termes nomades, ça nous oblige à réfléchir à d’autres outils, à d’autres horaires, à organiser son temps différemment. C’était très intéressant de voir comment toi, tu gérais ton temps ou tu nous aidais en groupe même à organiser le nôtre, sachant que nous avions chacun et chacune des vies et des projets très différents. C’était très enrichissant justement parce que, comparé à un autre coaching, on prend une dimension supplémentaire. Dans notre corps et dans notre environnement, il y a un aspect un peu au-delà de ça et cela nous oblige à nous remettre en question par rapport à tout ce qui fonctionne au niveau virtuel. Parfois ça fonctionne, parfois, ça ne fonctionne pas. Ce n’est pas la question mais il faut pouvoir réfléchir et intégrer cela aussi parce que cela fait partie de la vie quotidienne. Cela fait partie des choix parfois posés par les clients, quel que soit le client d’ailleurs. 

OK. Et alors, du coup, quels ont été les résultats que tu as obtenus à la fin de cet accompagnement ? Ou au cours de l’accompagnement, pas qu’à la fin d’ailleurs…

Ils étaient très différents de ceux vers lesquels je m’étais orientée. J’espérais développer mon activité de thérapeute énergétique, obtenir plus de clients, gagner un peu plus de reconnaissance, etc. Je suis arrivée avec quelque chose qui n’a rien à voir au final. A vrai dire, je n’ai quasiment plus de clients en thérapie énergétique et ça me convient très bien. Pour l’anecdote, le jour où j’ai ouvert mon cabinet il y a 2-3 ans, je m’étais offert une très belle plante qui symbolisait cette nouvelle aventure et, depuis le mois de décembre, depuis la fin de l’accompagnement, elle est en train de mourir.

En fait, ça se passe très bien et c’est tant mieux. J’ai encore 2-3 clientes mais vraiment très peu. Je les garde juste parce qu’il y a une relation particulière qui s’est tissée mais, très clairement, je n’ai absolument pas ouvert à plus de clients parce qu’en fait, j’avais besoin d’intégrer cette pratique-là dans ma vie quotidienne et professionnelle. Je pense que peu de personnes auraient réussi à me faire intégrer ça à part toi parce que tu avais cette ouverture d’esprit-là. J’étais non seulement déséquilibrée dans mes différentes casquettes mais j’avais surtout l’impression de vivre deux vies totalement différentes : une vie sur le plan énergétique, vibratoire et une vie sur le plan professionnel. Tout le monde n’arrêtait pas de me dire que c’était inconciliable et que j’allais devoir faire un choix et je ne voulais pas faire de choix. Et donc, j’étais tiraillée depuis plusieurs années entre les deux parce que j’ai une fonction, dans le côté professionnel, plutôt intellectuelle avec beaucoup de rationnalité et d’analyse, de mental en action, et du côté thérapie énergétique, on est vraiment dans la vibration, dans le ressenti, dans l’intuition, dans l’émotionnel donc ce sont deux domaines qui ne veulent pas s’entendre, l’un comme l’autre, pas seulement du côté de l’analytique. Du côté du vibratoire, on n’aime pas trop non plus parler de mental. Pourtant, ça me servait dans les deux cas. Les deux casquettes me servaient en permanence et donc, grâce à notre accompagnement, j’ai pu jouer sur l’équilibre et la force du temps et, surtout, je suis arrivée à concevoir, parce que c’était une croyance fortement ancrée et bien martelée par tout mon entourage, dans tous les domaines, que ces deux aspects, ces deux vies étaient compatibles. Il s’est avéré que ce n’étaient pas deux vies différentes. C’était moi. Il fallait qu’à un moment donné, moi, si je ne les réunissais pas en moi, je ne pouvais pas les réunir, les « matérialiser ». 

Te sentir unie en fait.

Exactement !

Ce qui te faisait vibrer parce que, finalement, même si tu avais initialement l’idée de te lancer en tant que thérapeute, après coup, après notre travail ensemble, tu te rendais compte que tu avais aussi besoin de ce travail intellectuel et d’analyse, qu’il était essentiel pour toi et qu’il t’amenait à contribuer différemment à l’échelle de la société. Il y avait cette dimension-là. Sauf que, on était face à un challenge. Ce sont deux choses complètement différentes. Est-ce que c’était vraiment faisable cette histoire ? Et à force de travailler ensemble sur des croyances fortes, au-delà des tiennes mais aussi sociétales, c’est le challenge que tu as réussi. 

Oui, totalement. C’est encore un challenge au quotidien. On ne résout pas les choses une fois pour toutes parce que, systématiquement, il y a de nouvelles données qui viennent interférer mais j’ai trouvé à travers l’accompagnement la possibilité de trouver un ancrage, une forme d’ancrage en tous cas pour me rassurer, pour trouver en moi les ressources pour équilibrer ces deux parties de moi. Et puis, d’une certaine manière, un des autres éléments pour lequel tu m’as un peu poussée, où je t’ai dit non, c’est quand tu m’as proposé de faire une page Personnalité publique Facebook. C’était une autre grande croyance que j’ai eu du mal à lever. Je ne comprends toujours pas comment tu as fait pour me convaincre. Je l’ai lancée. J’avoue même encore maintenant que je ne l’utilise pas bien, pas comme il le faudrait. Je ne l’alimente pas comme il le faudrait. C’est peut-être important pour celles qui te suivent ou qui voudraient te suivre. Le plus important pour moi, c’était de passer le cap, de faire la démarche, de mettre en action, de ne pas attendre d’être vue. C’est aller au devant et apporter ce que j’avais envie de proposer, oser me mettre devant. Cela reste compliqué. C’est une démarche, certes, audacieuse parfois mais c’est surtout se mettre un petit peu en vulnérabilité. Donc, c’est toujours un petit peu délicat mais le fait d’avoir posé ce geste-là, même si, encore une fois, en 6 mois, le résultat n’est pas franchement exceptionnel en termes de suivi, d’abonnés, etc. Par contre, je ne sais pas expliquer comment mais c’est clairement ça qui m’a obligée à me positionner d’une certaine manière et, en m’obligeant à me positionner, à réfléchir à ce que je voulais mettre dessus, j’ai été obligée de constater qu’il y avait des choses que je n’avais pas envie de mettre. Tout ce qui concernait les trucs de thérapie énergétique, etc., c’était mon domaine personnel. Ce n’était pas ça que je voulais partager donc ça m’a obligée à retravailler, à tout détricoter et à reconstruire petit à petit. Ça m’a permis d’être ouverte aux nouvelles opportunités qui m’ont été apportées sur un plateau d’argent en novembre 2019. Comme j’avais déjà évacué, éliminé et fait le tri dans ce que je voulais vraiment, ce qui était vraiment important pour moi dans la vie, j’ai pu être disponible pour relever le défi que l’on me proposait. Je me rappelle très bien, j’ai pensé à toi et me suis dit : « Je peux toujours prendre 6 mois et après 6 mois, si ça ne va pas… ». Et c’est ce que je leur ai effectivement dit. Au final, l’essai est plutôt concluant manifestement donc c’est chouette. Mais c’est vrai que oser passer à l’action, ça a été aussi un des grands enseignements. Aller à l’action et se dire que ce n’est pas parce que l’on passe à l’action et qu’on a échoué ou raté qu’on va l’avoir sur le dos toute sa vie…

C’est ça ! Et du coup, tu es passée à l’action et, en même temps, à travers ce nouveau positionnement que tu as osé prendre à travers ta page Facebook, tu as osé sortir des étiquettes, ce qui n’est pas quelque chose d’évident. Tu es vraiment sortie de ta zone de confort à travers ça.

Totalement. 

Tu as affiché de dire : « Je sors de mon étiquette, de mes étiquettes habituelles. J’ouvre le champ des possibles » et c’est à partir de ce champ des possibles que, finalement, se sont réaffinées les choses et ton positionnement s’est recentré par rapport à ce que tu voulais. 

Oui. D’abord, il fallait ancrer suffisamment, avoir suffisamment de sécurité pour pouvoir ouvrir. C’était important. C’est pour ça que je ne pouvais pas le faire tout de suite. Il fallait d’abord qu’il y ait la confiance entre nous mais qu’il y ait aussi tous les outils que tu mettais en place, sur lesquels je pouvais m’appuyer, me rassurer, trouver cet équilibre, définir un peu ce dont j’avais besoin et puis effectivement, comme tu le dis ouvrir. Ouvrir, ça a pris du temps aussi parce qu’une fois que la page est lancée, après, il faut réfléchir à ce que l’on met dessus et ça prend un certain temps de réflexion. Ça a été par moments anxiogène parce que je ne savais pas quoi faire. J’avais l’impression d’être à côté de la plaque et, en même temps, c’est en ouvrant, comme tu le dis, le champ des possibles que j’ai pu trouver une casquette supplémentaire qui n’était pas du tout réfléchie. Et de ce point de vue-là, c’est vraiment oser se mettre en ouverture pour voir ce qui arrive, laisser venir. Alors, ça ne veut pas dire rester apathique mais être dans l’action, se rendre compte que, parfois, je suis allée droit dans le mur, essayer de rectifier, louvoyer un petit peu et me rendre compte que, finalement, ça redéfinit pièce par pièce, petit à petit, les possibilités, les ouvertures. 

Oui, finalement, comme nous en avons échangé dans le cadre de l’accompagnement, se dire : « Je suis en train de construire mon propre job ». C’est ce à quoi je crois beaucoup. C’est un chemin pas facile de se dire : « J’ai déjà des étiquettes que j’ai adoptées depuis le début de mon activité professionnelle ». Je suis politologue. Je suis thérapeute. Chacun a ses étiquettes. Comme tu pourrais être photographe, c’est pareil. C’est une étiquette bien précise et comment peut-on sortir de ça ? Comment peut-on se réinventer dans ce que l’on aime, dans ce qui fait sens pour nous ? C’est vraiment le chemin que tu as fait et, franchement, bravo pour l’avoir réussie, cette démarche, parce qu’elle n’était pas facile. 

Et s’il y avait le grand changement ou la grande prise de conscience, en tous cas celle que tu retiendrais de ce chemin fait ensemble, ce serait quoi ?

C’est pour moi le besoin viscéral, essentiel, de ne pas abandonner ma casquette analytique et de ne pas abandonner ma casquette spirituelle. Ça recouvre pas mal de champs, on va dire « vie intérieure ». Ça convient aussi. Et ma casquette qui a été la 3ème déjà, incorporelle. Ce sont mes 3 piliers fondamentaux. Je veux dire par là qu’ils sont fondamentaux, à parts égales. Jusqu’à mes 36-37 ans, j’ai abandonné totalement le corps et la vie intérieure. Je n’ai fait que le mental. Ça me convenait bien d’une certaine manière. C’était un petit peu devenu incohérent quand je suis devenue maman.

C’était un peu tendu ?

Légèrement, c’était comme une corde à l’arc. Et puis, j’ai switché totalement. Je suis passée de l’autre côté. J’ai fait vie spirituelle et vie intérieure à fond, 200 %, tout en maintenant un job hyper intellectuel dans l’analytique, tout en arrivant à combiner les deux. Attention, on peut arriver à tout tenir. Et puis, j’avais un peu oublié le corps dans l’histoire. Ça se rappelle parfois douloureusement à l’esprit. Ici, je me rends compte que j’ai besoin des 3. Et donc, quand il y en a un des trois qui commence à faiblir, si je ne m’en occupe pas, je ne suis pas bien. J’ai besoin de pouvoir équilibrer les trois. Je ne peux pas me contenter d’être dans la thérapie. Si je ne reste que dans l’aspect thérapeutique, ça ne me convient pas. C’est pour cela que j’avais des difficultés à obtenir des clients. J’avais besoin de clients qui soient dans l’intellectuel, dans l’analytique, qui ont envie d’aller creuser, chercher très loin. Et alors, on fait un travail magnifique et c’est génial, mais c’est une coopération. Vraiment, on collabore ensemble mais il n’y a pas beaucoup de gens qui ont envie de faire ça. De ce point de vue-là, c’était très difficile de me sentir épanouie dans la thérapie parce que les quelques clients que j’avais, je voyais bien que, parfois, si c’était juste pour s’occuper d’un bobo ou d’un mal-être, je n’étais pas aussi disponible, pas aussi épanouie dans ce que je faisais. J’avais besoin de réfléchir, de pouvoir amener des choses.

C’est ta zone de brillance.

Voilà, exactement.

C’est une sorte d’insatisfaction, ou d’ennui, de frustration. 

En fait oui, assez. Il y a eu des fois où j’ai eu des séances qui m’ennuyaient. Et je m’en voulais, je me sentais coupable. Et donc, de pouvoir prendre conscience de ça pendant le coaching, parce que j’avais mes clients en parallèle forcément, ça m’a beaucoup éclairée. Je me suis dit que, finalement, ce n’était peut-être pas ce dont j’avais vraiment besoin pour m’épanouir. Cela ne m’empêche pas d’être toujours dans la sensibilité. Cela ne m’empêche pas d’utiliser tous ces outils et ces techniques dans ma vie quotidienne et dans ma vie professionnelle mais il est clair que je suis beaucoup plus épanouie maintenant dans mes fonctions que je ne l’étais il y a un an. 

Et que dirais-tu à des personnes qui, peut-être, soit me suivent depuis longtemps, soit me découvrent juste à travers la vidéo et qui hésitent à passer ce fameux cap ? C’est quand même quelque chose que de rejoindre un accompagnement. Je ne sais pas comment tu l’as vécu, toi, le jour où tu l’as décidé mais c’est souvent quelque chose d’important. 

On y met son cœur. Quand on prend un accompagnement, on sait qu’on le fait sur plusieurs mois en plus. Vraiment, on espère aller d’un point A à un point B. Je crois que l’on sait à un moment donné quand on a besoin d’avoir un regard extérieur. Ça peut être un regard et/ou un soutien mais très clairement, c’est, dès le début du coaching, avoir en tête que la demande de départ et le résultat à l’arrivée peuvent être totalement en décalage. Pour autant, cela n’empêche pas l’accompagnement d’avoir amené ce qu’il a amené à la personne. Ce n’est peut-être pas très clair. Grosso modo, l’idée serait plutôt de se faire confiance, pas seulement de te faire confiance à toi mais de se faire confiance à soi-même. Nous sommes nos meilleurs conseils. Avant toi, presque pendant un an, j’avais regardé différentes sortes de coaching sur internet ou j’ai des coachs dans ma famille. Je savais exactement à quoi je pouvais m’engager. Je savais aussi que le point de départ n’était pas le point d’arrivée bien souvent mais c’est sûr qu’au tout début, on l’occulte. Quand je t’ai rencontrée, quand j’ai lu ce que tu écrivais – et pourtant, c’était femmes expatriées et je t’ai dit, je ne suis pas une femme expatriée – c’est justement cet élément-là qui m’a déterminée, se dire que tu pouvais t’adapter à un autre client mais aussi que tu as ce regard suffisamment large pour tout prendre dans sa globalité. C’est très compliqué d’avoir des coachs qui ont cette capacité de pouvoir appréhender le global. Moi, je suis arrivée avec une demande bien précise. Je voulais développer mes activités thérapeutiques. Certains coachs auraient été amenés, je le sais pertinemment bien, à me mener sur ce chemin-là et me faire aller de plus en plus loin, me montrer ce que je dois mettre en place, etc. On a fait ça aussi en partie mais, en parallèle, avec toutes les séances individuelles, c’était vraiment revenir questionner, et parfois de manière inconfortable, jamais désagréable, se demander ce qui, concrètement, me faisait du bien. C’est une de tes grandes forces, voir au-delà de ce avec quoi on vient et nous obliger en permanence à revenir à tous nos différents piliers, quels qu’ils soient. Les miens, ce sont ceux-là. Pour d’autres, ce sont d’autres piliers, mais revenir à ces piliers-là pour voir vraiment ce qui fait sens pour nous, trouver notre sens, notre pourquoi mais, avant tout, qu’est-ce qui fait sens dans nos vies, qu’est-ce qui lui donne du sens, qu’est-ce qui permet de passer tous les obstacles puisque nous avons des obstacles tous les jours, au quotidien, dans nos vies mais qu’est-ce qui fait que cela ne nous bloque pas, qu’est-ce qui fait que l’on reste confiants et motivés, que l’on continue à avoir l’élan de se lever le matin, d’aller se coucher le soir, tous ces éléments-là. C’est une vision globale que tu apportes, qui est vraiment, je pense, intéressante et qui permet de ne pas rester focalisée sur un petit chemin bien tracé.

Effectivement, ce n’est pas ce que nous avons fait.

Non !

Nous sommes bien d’accordSuper, merci Vaia. Est-ce qu’il y a autre chose que tu voudrais ajouter ? Nous avons déjà dit plein de choses.

Oui, j’ai dit beaucoup de choses. Non, je crois que j’ai vraiment dit vraiment l’essentiel, en tous cas ce qui a été pour moi le plus nourrissant, le plus challengeant aussi, et souvent, l’un va avec l’autre évidemment. Mais non, je crois que tout y est à peu près. 

Merci pour ce joli témoignage et ce parcours, en fait presque parcours de vie, en tous cas d’un instant de vie. Nous restons en contact et je te souhaite une belle aventure dans ces multiples casquettes et, surtout, de garder cet équilibre parce que tu as aussi fait preuve de courage sur toute cette aventure ensemble pour, à chaque fois, aller chercher, faire preuve de travail aussi. C’est clair que tu y es allée à fond et plus on se donne dans un accompagnement, plus on reçoit aussi. J’en suis intimement convaincue. Donc, c’est aussi pour moi un beau partenariat que nous avons pu mener sur cette aventure. Merci pour ça !

Merci à toi. Est-ce que je peux rajouter un élément parce que maintenant que tu dis ça, je pense à un élément important qui m’a beaucoup décidée aussi dans le choix de ton accompagnement. Non seulement, il y a un portail d’éléments sur lesquels nous pouvons travailler en permanence. C’est vraiment précieux. Ce n’est pas juste que tu nous donnes un exercice à faire de temps en temps. Il y a vraiment tout un espace qui s’ouvre progressivement avec des exercices et des lectures conseillées d’ailleurs. C’est un premier point. 

Ce que j’ai beaucoup apprécié aussi, et je trouve cela essentiel, surtout dans ce genre de coaching qui est très remuant, c’est d’avoir un rendez-vous individuel par mois à peu de choses près, parfois 3, 4, 5-6 semaines, cela dépendait, mais nous étions vraiment dans un processus où nous sommes suivies. Tu ne nous lâches pas et ce ne sont pas que des appels de groupe. Le fondement de cet appel individuel, c’est vraiment crucial pour nous réaiguiller parfois et pour venir nous confronter au regard du coach. C’est aussi important. 

Et à côté de ça, il y a les appels de groupes qui tombaient systématiquement, qui nous permettaient aussi de nous remotiver parce que, parfois, nous sommes prises dans les aléas de la vie et on oublie. L’appel de groupe remotive. Il y a une belle énergie, une belle connexion, beaucoup de confiance et de soutien dans le groupe et il y a la page Facebook aussi qui permet de tourner, de rester en contact. Tout cela, ce sont des éléments où nous ne sommes pas seulement dans un cadre, à avoir une matière non-individualisée. Au contraire, il y a à la fois de la formation parce que, très clairement, c’est une partie formation avec des exercices. Il y a une partie vraiment de coaching individuel et il y a ce coaching collectif qui est aussi très précieux parce que nous apprenons à travers ce que font les autres, les réponses mais aussi leurs questionnements, les questions qu’ils peuvent poser et que nous pouvons leur poser aussi. C’est tout un apprentissage de vie, de se positionner aussi comme entrepreneure. Je pense qu’il est très important de ne pas avoir seulement le regard de la coach mais aussi d’avoir le regard des autres, d’autres femmes qui sont en construction d’entreprenariat. Nous étions toutes à des étapes différentes et, en fait, nous sommes des miroirs. C’était vraiment très intéressant et cela nous oblige finalement à avoir un regard au fur et à mesure. D’ailleurs, je le voyais, nous progressions chacune dans nos réflexions, dans nos questionnements. Nous venions poser la question ou apporter un élément qui pouvait être plus efficace peut-être pour l’entrepreneure en face de nous, en construction aussi. Je trouve cela vraiment très très chouette, d’avoir cette différente palette d’outils que tu mets à disposition avec des formules très différentes qui nous permettent de nous connecter aussi à des moments différents. Je pense que c’est important pour ceux qui ne sont pas que des entrepreneurs. Comme moi, je n’étais pas qu’entrepreneure, j’étais aussi salariée et cela m’a permis de pouvoir travailler en dehors de mes heures de travail et de pouvoir m’adapter justement en permanence à ce coaching. Je pense que c’était peut-être un élément important aussi. 

Effectivement, quand tu parles des appels de groupe, je trouve que ce groupe que vous avez formé, c’est vraiment comme un cocon. Vous avez travaillé chacune de votre côté à titre individuel et avec moi et, en fait, c’est comme si vous pouviez ouvrir la première porte d’entrée, aller dans un endroit en toute sécurité, donner votre version de votre projet et voir si cela fait écho ou non, voir ce que l’on doit ajuster, ce qui ne fait pas sens. S’exprimer permet de voir si, soi-même, on est à l’aise avec ce positionnement, ce que l’on a mis en place.

C’est une chose de parler en individuel et c’est autre chose d’arriver en groupe et se dire : « En fait, je ne suis pas très sûre que j’aie envie de défendre cette position-là ». Et il y a aussi se rendre compte que nous ne sommes pas seules. C’est aussi un sacré apprentissage. Quand nous sommes dans un environnement professionnel ou familial qui fait que nous ne sommes pas entourées d’entrepreneurs, pouvoir s’appuyer sur une petite communauté est aidant très clairement. 

Eh bien merci Vaia. Je te remercie pour tout cela. Si tu es d’accord, je mettrai le lien vers ta page Facebook. Ce sera l’occasion de la mettre en évidence. 

J’étais en train de me dire que ce sera une mise en vulnérabilité supplémentaire. 

Un nouveau challenge. Et je te souhaite une belle continuation. De toute façon, nous restons en contact. A bientôt Vaia !

A bientôt !

​Pour en savoir plus sur l’activité de Vaia, c’est par ici !