Son expatriation à Barcelone a été une belle opportunité pour Nadège pour redécouvrir certaines de ses qualités et de ses forces et retrouver la force de développer son projet . Elle nous partage ici son témoignage suite au programme “Mamans Expat” de chez Femmes de Projets qu’elle a suivi.

Bonjour Nadège, je suis ravie de faire cette vidéo avec toi. Je te remercie d’avoir accepté de témoigner. Nous avons vécu le programme “Maman expat” ensemble. Je ne vais pas en dire plus sur toi et te laisser te présenter.

Bonjour Anne, merci. Oui, une année qui se termine bientôt, dans une semaine. C’était une belle année, forte en émotions. Je m’appelle donc Nadège. Je vis actuellement à Barcelone, en Espagne, depuis un an. Barcelone est mon 9ème pays. Cela fait 21 ans que je suis expatriée. J’ai 3 enfants, tous nés en expatriation, tous encore expatriés. J’ai commencé ce coaching / formation / réflexion sur moi-même et sur mon avenir il y a un an, lorsque je suis arrivée à Barcelone, après avoir quitté l’Argentine qui était mon 8ème pays.

Dans quelle situation étais-tu quand nous nous sommes rencontrées, quand nous avons commencé le programme ensemble ?

Quand je suis arrivée à Barcelone et que j’ai commencé avec toi, j’étais en plein changement de pays, en plein déménagement. C’était un peu difficile sur plusieurs plans. Je suis seule toute la semaine avec mes enfants. Il a fallu gérer un déménagement d’Argentine et un emménagement ici. Nous cherchions un appartement à louer. Quand nous avons commencé la formation, sans mettre de pression, il y avait certaines choses sur lesquelles réfléchir, travailler. C’était donc un peu le stress. Je pense que j’étais très stressée il y a un an, que je suis un petit peu plus posée aujourd’hui.

Oui, tu étais en plein changement de vie.

En pleine transition et comme c’était pour moi un retour en Europe, il y avait en même temps une excitation, un plaisir et un renouveau. J’avais l’impression de retourner dans un espace de liberté que j’avais perdu depuis les 8 dernières années en Asie. Pour moi, c’était plein de choses ensemble, un peu comme un feu d’artifice. Nous avons eu quelques échanges qui étaient un peu…

Qu’étais-tu venue chercher dans l’accompagnement, quand tu as décidé de rejoindre “Maman expat” ?

Cela fait 21 ans que je suis expatriée. J’ai été expatriée moi, en quittant la France pour mon travail. Après, j’ai quitté mon travail pour suivre mon mari. De fil en aiguille, cela s’est toujours fait comme cela. J’ai plus ou moins toujours été en activité. Je précise maintenant activité parce que, quand on parle de travail, les gens pensent que c’est forcément rémunéré. Or, quand on est femme expatriée, et surtout conjoint suiveur, nous avons beaucoup de travail sans jamais gagner un sou. Donc, j’ai eu beaucoup d’activités. En Nouvelle-Zélande, quand nous sommes arrivés, j’ai monté ma boîte d’importation. C’était ma première expérience en tant qu’entrepreneuse. C’était un petit marché. Après, au fur et à mesure que l’on a changé de pays, j’ai essayé de retourner dans la pub d’où je venais. J’ai fait beaucoup de bénévolat quand nous étions en Indonésie et, en Chine, j’ai repris des études par correspondance. J’ai fait un diplôme d’assistante de direction avec une école en Angleterre. Cela m’a pris 2 ans et demi puisqu’entretemps, nous avons encore déménagé, donc encore un changement, ce qui prend encore du temps. Et quand je suis arrivée à Barcelone avec mon super diplôme, je n’étais pas très sûre de vouloir l’utiliser pour vraiment être assistante de direction. Puis, tu as fait une offre sur un groupe Facebook. J’ai tenté l’aventure. Nous nous sommes parlé pendant une heure la première fois et c’est comme cela que ça a commencé.

Quels étaient tes objectifs ? Qu’avais-tu envie de réussir ou de réaliser avec ce programme ?

Selon moi, je m’y prends certainement un peu tard vu mon nombre d’années d’expatriation. L’idée était d’avoir une activité nomade, transférable d’un pays à l’autre. Certes, j’ai fait beaucoup de choses. Il y a toujours quelque chose que l’on peut faire mais il y a tout de même des métiers qui sont plus aptes à bouger avec soi que d’autres. Je n’avais pas vraiment un métier facile pour passer d’un pays, d’une langue, d’une culture à une autre et, je voulais, si nous étions encore dans un mode expatriation, à changer de pays tout le temps, essayer de mettre dans mes bagages une activité qui me ressemble et qui ne m’empêche pas de continuer à faire les changements, les transitions avec notamment, les 3 enfants, mais quelque chose qui soit moi. Je n’ai plus vraiment l’âge de me plier aux exigences des autres. C’est aussi quelque chose que j’ai appris. Plus l’on vieillit et plus l’on a certaines exigences et connaissances de ce que l’on fait et de ce l’on attend. Cela fait 20 ans que j’ai quitté le marché normal du travail et je ne sais pas si je suis réellement adaptable pour le travail. Je suis adaptable pour plein de choses mais, pour le monde du travail, je ne suis pas certaine. Je voulais pouvoir développer quelque chose qui soit à moi et que je garde quel que soit mon lieu d’habitation géographique.

Parce que ton envie est, certes, d’être revenue en Europe mais peut-être que tu seras amenée à bouger de nouveau ?

Disons que l’on ne sait jamais si nous allons rester. Il n’y a pas de données sûres. Nous sommes là pour 2 ans, 5 ans… Je suis arrivée en Espagne et je pense que là, je suis arrivée pour toujours mais je ne sais pas si le mot « toujours » existe en expatriation. Je me dis donc que, pour un certain temps, je suis arrivée en Espagne.

Pourquoi as-tu décidé de travailler avec moi ?

Je ne me suis pas posée la question, pour plein de choses. Tu as su reconnaître que j’avais besoin de rester qui je suis, à savoir que j’aime bien blaguer, déconner, que je parle tout le temps moitié français / moitié anglais et tu n’as jamais essayé de me faire rentrer dans un moule. C’était important pour moi. L’autre chose est l’empathie, qui est très importante aussi, le fait que quelles que soient les choses par lesquelles je passe, il n’y a pas de jugement. L’autre force, c’était la force du groupe que tu as créé. Pour moi, c’est super important. Ce groupe, je l’adore et on s’adore. C’était une valeur ajoutée, mais je ne le savais pas au moment où nous avons eu notre premier entretien. Et puis ton approche parce que je te trouve douce tout en étant quand même assez ferme. Si l’on a tendance, un peu comme moi, à toujours faire 15 000 trucs parce que ma to do list de la journée entre 5h30 du matin et 23 h est non-stop, tu remets gentiment un peu d’ordre et nous incite à nous remettre dans l’objectif. En fait, tu es un peu cette main de fer dans un gant de velours. J’ai aussi appris à te découvrir au fur et à mesure de nos séances.

Maintenant, pourquoi ? Je pense que c’est souvent une histoire de chakras entre les gens, même par Skype. Je crois beaucoup en cela. C’est que quelque chose entre nous est passé, je t’ai fait confiance et voilà.

Peux-tu nous partager les résultats que tu as obtenus après un an ensemble ?

Je n’ai toujours pas ma semaine idéale mais j’y travaille dur. Cela fait du bien de se retrouver face à toi et face au groupe en ayant du positivisme. Quand on change de pays souvent, les enfants ramènent beaucoup de choses négatives, lorsqu’ils sont en phase d’adaptation. Et tout d’un coup, se retrouver entourée de gens qui passent par les mêmes choses que moi mais ont ce regard bienveillant, avec du positivisme, c’était vraiment bien. Redécouvrir certaines de mes qualités et de mes forces aussi. J’ai une tendance naturelle à penser que je suis moins bien. C’est vraiment un de mes acquis. Et puis, voir autrement. Etre toujours dans la même pièce, dans sa vie, être la même personne mais voir que les choses peuvent être éclairées de différents angles et de différentes manières, et qu’il n’y a pas qu’une seule manière d’approcher les choses, même si je pense qu’en termes d’adaptabilité, de connaissance et de découvertes, j’en ai beaucoup. En fait, ce n’est jamais unlimited. Pour moi, c’est avoir moi-même trouvé cette force de développer mon projet, qui non seulement me ressemble mais qui a aussi un sens.

Un sens profond pour toi. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce projet en une petite phrase ?

Au début, lorsque je me suis présentée, je me suis dit qu’il fallait que je dise ce que je fais. C’est encore très difficile de se dire que je travaille pour gagner des sous. Je suis facilitatrice de transition. J’adore ce mot « Facilitatrice ». J’ai créé une société qui accompagne les femmes expatriées comme moi, qui sont des conjointes suiveuses. Je dis facilitatrice parce que je suis un peu comme une hotline. J’ai tellement de mots qui viennent à l’esprit. Je suis là tout le temps pour parler des 4 domaines de vie principaux qui sont la famille, le couple, le social et le travail afin que l’expatriation se passe de manière un peu plus douce, que les transitions se passent un peu mieux et afin, aussi, qu’il y ait toujours quelqu’un à qui parler. Je trouve qu’en 21 ans, même si, comme j’aime le dire, le monde is my playground, quelque part, il y a toujours des moments où l’on se sent un peu seule, où nous devrions partager des choses avec quelqu’un mais qu’il n’y a pas forcément de compréhension de l’autre côté. En expatriation, je suis passée par pratiquement tout, presque tout, beaucoup de choses, du très positif comme du très négatif, et je pense que j’ai cette attention et cette spécificité via mon expérience.

Et le nom de ta boîte ?

Cela s’appelle Expat ressources, écrit à la française, parce que mon but est de tout faire en français et en anglais, d’avoir des clients en français et en anglais. Je travaille actuellement sur mon logo. Bien que ce soit la fin du programme avec toi, et avec mon groupe, chacune a avancé à une étape différente. A travers la formation, nous ne sommes pas bloquées à tout faire en 12 mois. C’est 12 mois avec toi, puis c’est un début pour autre chose. Il est important aussi de le souligner. La fin n’est en fait que le début d’un autre commencement. Je trouve qu’il y a deux étapes importantes dans le programme : le jour où l’on trouve son nom et l’on achète son nom de domaine si on veut faire un site internet, et l’autre, c’est le logo. Ce sont deux étapes où l’on se dit « Ca y est, cela m’appartient ». C’est génial.

C’est concrétisé. On se rend plus compte de ce que l’on est en train de faire.

Je mettrai le lien vers ton site avec la vidéo pour chaque personne qui souhaiterait en savoir plus et découvrir concrètement ton projet.

Il faut que je travaille alors. 🙂

Et quel a été le plus grand changement ou la plus grande prise de conscience dont tu te rappelles sur cette année ?

Je ne sais pas parce que j’en ai plusieurs mises bout à bout. Une prise de conscience, c’est que j’aimerais faire certaines formations auxquelles je n’aurai peut-être pas pensé avant, qui sont celles des huiles essentielles et des fleurs de Bach. J’ai confirmé quelque chose qui est très typique chez moi, mon amour pour les femmes. J’aime être avec les femmes et les aider. Cet aspect communautaire est très fort chez moi. Pour moi, c’est très très important et le programme l’a vraiment décuplé, via le groupe mais aussi un autre groupe à Barcelone dont je fais partie, les entrepreneurship de Barcelone. C’est quelque chose dont j’avais déjà conscience mais là, maintenant, je l’affiche.

Surtout, tu as pu l’intégrer dans ton projet.

Il y a ça, et le fait aussi que, maintenant, il n’y a pas de honte à le dire, surtout suite à tout ce qui s’est passé, aux débats politiques en France et en Europe. Cette force qu’entre nous, les femmes, nous pouvons avoir, où l’on peut s’entraider, avec tous ces comptes Facebook qui existent. Il y a aussi le fait que je sois modératrice sur ce groupe Expat nana séparées/divorcées, où j’aide Isabelle et Magdalena à gérer. Ce sont des moments très forts pour moi parce que s’entraider entre femmes est essentiel. Je pense que c’est quelque chose d’important dans le futur. Ce sont plein de prises de conscience que j’ai eues pendant toute cette année où nous avons été ensemble.

Et qui t’ont permis de donner de plus en plus place et de profondeur à ce projet-là.

Oui, parce que c’est vraiment un projet qui me tient à cœur, qui me parle parce qu’il est basé sur toute mon expérience, ce que j’ai vécu. C’est ce que j’ai aimé dans les échanges dans le groupe et avec toi une fois par mois. De temps en temps, nous sommes même autorisées à sortir de notre zone de confort, que l’on avait créée plus ou moins pendant la formation. Cela m’est arrivé au mois de juin. Tout d’un coup, j’ai eu un gros doute « Qu’est-ce que je fais ? », à presque en être malade. Tu m’as autorisée ces 15 jours à presque péter les plombs et à partir dans une autre direction. C’est essentiel pour moi. C’est quelque chose de fort. Tu arrives à reconnaître, à un moment donné, que chacune d’entre nous a un autre besoin et à nous remettre un peu sur le droit chemin. C’est un peu difficile de l’expliquer parce qu’il faut vraiment être dans la formation, dans le moment pour comprendre.

Effectivement, c’est le côté où vous avez chacune votre place et chacune votre chemin, même si c’est quelque chose qui est commun. C’est peut-être ça.

Que dirais-tu à celles qui me suivent peut-être déjà et qui hésitent à travailler avec moi ?

Qu’elles ont déjà assez perdu de temps et qu’il serait temps de se mettre au travail. Comparé à d’autres formations, ce n’est pas vraiment du coaching tout en étant du coaching. Je trouve que, ce que tu fais, ce n’est pas vraiment une formation non plus. C’est un accompagnement, c’est du coaching. C’est un peu de psychothérapie. C’est un ensemble de choses parce que tu es ouverte à parler de choses dont nous avons besoin de parler quand on développe notre projet. La deuxième chose, c’est que le programme n’est pas figé. Nous ne sommes pas obligées, tout d’un coup, d’arrêter, de vivre à la maison, de s’occuper de nos enfants. C’est complètement adaptable. Même si c’est sur une période donnée, à la fin de cette période, c’est le début d’une autre aventure. C’est une continuité, non pas un autre commencement. C’est comme si nous arrivions à une intersection et que l’on continue sur un autre chemin. Je pense que, parfois, quand on parle de formation, on se demande si, pour un an, nous allons être capables. C’est du travail mais à son rythme.

C’est une période cocon avant de t’élancer.

Voilà. Et il n’y a pas besoin de faire module 1, 2, 3, 4 ,5 en 6 mois. Les modules, nous pouvons faire 1, 2, 3, 4 puis retourner un petit peu au 3 parce qu’en 4, quelque chose s’est débloqué, que l’on aurait peut-être dû plus approfondir en 3 mais, à ce moment-là, nous étions en train de déménager. Il est complètement adaptable à la vie d’expatriée avec les changements qui arrivent dans l’année.

Merci beaucoup Nadège pour tous ces partages. C’était une belle aventure pendant un an avec toi, en individuel et avec le groupe. Il y avait une force sur votre groupe “Maman Expat”.

Je te souhaite une belle aventure avec Expat ressources. Nous restons en contact et je mettrai le lien vers ton site et tous les liens que tu me donneras de toute façon. Ainsi, celles qui nous regardent pourront en savoir un peu plus.

Merci Anne et qu’encore beaucoup de femmes puissent, non seulement, nourrir ta profession et ton bien-être et que toi, tu puisses les nourrir en retour. Je n’ai pas ma boîte de Kleenex donc je vais aller la chercher. Il faut que tu te fasses sponsoriser par Kleenex. 🙂 Je ne sais pas si dans ton futur, ton mari travaillera chez Kleenex mais ce serait peut-être indispensable.

A bientôt !

Au revoir.

Pour découvrir Nadège et son activité,

rdv sur sa page Facebook : Expat Ressources

rdv sur son site internet : http://www.expatressources.com/

Et si on se rencontrait ?

Séance découverte
(valeur 127€)

5 places par mois

Un rdv booster pour échanger ensemble sur tes objectifs, tes difficultés et voir comment je peux t’aider.

Pars à la découverte de la vie qui te ressemble.