Son expatriation en Malaisie, à Kuala Lumpur a été une belle opportunité pour Ingrid pour trouver sa voie et lancer le projet qui lui ressemble. Elle nous partage ici son témoignage suite au programme “Mamans Expat” de chez Femmes de Projets qu’elle a suivi.

Bonjour Anne. Ingrid. Je suis en Malaisie, à Kuala Lumpur, en ce moment. Je suis dans les cartons pour partir à Houston, au Texas, dans quelques jours, et je suis infirmière. Ce que je fais ? Je fais mon projet. Je suis infirmière de profession et, là, j’ai lancé mon projet. Je pense que l’on va en parler juste après.

Dans quelle situation te trouvais-tu avant que l’on ne se rencontre et que l’on ne commence ensemble ?

Complètement paumée. Cela faisait déjà 9 ans que j’étais expatriée. J’étais à Singapour et je venais de déménager à Kuala Lumpur avec un bébé de 3 mois, sans possibilité de travailler sur place alors qu’à Singapour, je travaillais. C’était donc un mix entre l’angoisse de rester à la maison, un peu la honte d’être femme d’expat’ pour de vrai ce coup-ci et puis, j’avais besoin que l’on me tienne par la main pour que je fasse quelque chose de mes journées.

Tu avais besoin de passer à l’action, de ce que je me rappelle, d’avoir quelque chose à toi.

Je venais pour bouger, exactement.

Qu’étais-tu venue chercher à travers l’accompagnement ? Quel était peut-être ton ou tes objectifs ?

Je pense que le premier objectif était d’être occupée, d’avoir un but le matin, de me lever et d’avoir quelque chose à réaliser pour moi et pas pour la famille. Et puis, je pense que, quelque part, j’avais besoin de trouver quelque chose pour être fière de moi et pour me réaliser un peu.

Oui, c’est ça. Le fait de ne plus être infirmière, de ne plus avoir ce job comme tu pouvais l’avoir à Singapour, cela a amené un peu de perte de confiance en soi et de ce que tu étais capable de faire.

Complètement, et j’angoissais des soirées. Quand mon compagnon rentrait, je me disais « Mais qu’est-ce que je vais lui raconter à part le nombre de couches que j’ai changées ? ». C’était un peu angoissant. J’étais venue chercher de l’aide, tout simplement.

Et puis, ce besoin d’être utile. Je viens de m’en rappeler, mais tu avais besoin d’être utile, de contribuer aussi.

Oui, bien sûr. C’était super important. Quand je dis que j’avais besoin de me réaliser, c’était ça. J’avais besoin de continuer à être utile.

Et alors, pourquoi as-tu choisi de travailler avec moi ?

C’était le hasard. En arrivant à Kuala Lumpur, j’ai ouvert un compte Facebook. Il n’est jamais trop tard… Tu organisais à ce moment-là une petite session d’une semaine sur, je ne sais plus comment tu avais intitulé cela…

Trouver son activité nomade.

Exactement. Et donc, j’ai fait cette petite semaine qui était gratuite. J’ai adhéré. J’ai pris plaisir à le faire et, après, je t’ai demandé la session gratuite pour voir un peu où tu pouvais me mener et puis j’ai signé. J’ai eu la chance d’avoir aussi une autre collègue à Kuala Lumpur qui était dans le même moment. Elle se demandait si elle allait signer ou pas. Nous nous sommes rencontrées, nous avons pesé les pour et les contre. Il y avait beaucoup plus de pour que de contre alors on fait « Hop, on y va ». Et voilà. Cela m’a rassurée de voir que je n’étais pas la seule à signer.

Oui, et puis il y avait eu un feeling entre vous donc cela motivait pour la suite.

Oui, on se retrouvait un petit peu. Il y avait un feeling entre nous. Entre toi et moi, cela s’était bien passé aussi. C’était ce que je recherchais.

Et raconte nous tes résultats. Qu’as-tu obtenu ? Qu’as-tu réussi à faire, à mettre en place ?

Le premier résultat, et je ne m’y attendais pas du tout parce que je suis venue vers toi pour trouver un job, une occupation, est que, comme tu nous fais travailler sur nous, je pense que j’ai mûri, pour ne pas dire grandi. Avec tous les petits exercices, j’ai beaucoup appris sur moi et je pense que, maintenant, je suis quand même plus posée qu’avant. Qu’ai-je réussi d’autre ? Il faut se lancer et tout est possible. Cela me faisait un petit peu sourire avant, cette phrase mais, maintenant, j’en suis pleinement convaincue.

Tu le savais, dans l’esprit, avant.

Oui, c’était gentil mais, maintenant, je sais que c’est efficace. Et puis, ce que j’ai aussi accompli, c’est que j’ai trouvé mon projet. Je pensais trouver quelque chose pour en vivre et être autonome financièrement. Je pensais que c’était quelque chose qui était indispensable pour moi. Il s’est trouvé qu’au final, c’est important mais ce n’était pas le plus important à ce moment-là de ma vie. Donc, j’ai créé mon association loi 1901 grâce à toi.

Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ce projet ?

Je suis infirmière. J’ai beaucoup travaillé avec les enfants et j’ai toujours eu un petit côté « Comment faire en sorte que tout le monde soit accepté ? ». Il y a pas mal d’enfants qui ont des différences, que ce soit handicap ou juste une petite différence physique, et je me suis dit « Cela ne serait pas mal de faire des doudous qui ressemblent un peu à ces enfants, qui ont la même particularité physique et les distribuer ». Le rêve, c’est de les distribuer gratuitement dans les cabinets infirmiers, les pédiatres, les kinés, à des associations. Ce sont des doudous qui sont 100 % bénévoles. Je ne sais pas dessiner mais j’ai des dessinateurs qui dessinent pour moi, qui me font des doudous et moi, après, à la maison, je les imprime et les couds. C’est le tout début. Je n’en ai pas encore distribué un parce que c’est encore à l’état de prototype.

Dès que tu seras installée, tu seras prête.

J’attends septembre pour vraiment me lancer.

Et pour celles qui veulent découvrir ton association, sur quel site vont-elles ?

Je leur conseille tout d’abord d’aller sur Facebook, sur « Grand Moi itou ». Je ne sais pas si c’est très clair. Le site est encore en construction mais il avance.

Globalement, ce sera « grandmoiitou.com » ?

Ce sera « grandmoiitou.com ». C’est déjà mais…

Il est en train d’être finalisé.

Exactement.

Et quelle a été pour toi ta plus grande prise de conscience ou ton plus grand changement durant l’accompagnement ?

Je ne sais pas. C’est ce que je disais tout à l’heure quand je disais que tout est possible, vraiment tout. Je me suis rendue compte que personne n’était là pour juger. J’ai toujours eu un petit problème avec ça, même à l’école. Je me disais « Je ne vais rien dire parce que cela va mal passer ». Là, je présente mon projet, j’y vais un peu au culot, quelque chose que je n’aurai pas forcément fait avant, et les gens répondent. Soit c’est très positif, soit c’est juste qu’ils n’ont pas le temps de m’aider. J’ai peut-être aussi appris que les gens sont gentils et généreux, vraiment, parce que je contacte n’importe qui, plein de profils différents et je n’ai jamais eu de… Il faut croire aux gens.

Et j’ai envie de rajouter, tu vas me dire si cela fait partie de tes prises de conscience, l’idée que, quand ton projet est vraiment là, les choses sont fluides. Est-ce que tu as pu le noter dans ton projet ?

Oui. Nous n’en avons pas parlé mais j’étais partie sur un autre projet au début avec toi et je me suis vite rendue compte que cela ne me parlait pas du tout. Limite, j’étais un peu angoissée de travailler dessus. J’ai fait marche arrière. On a retravaillé et je suis tombée là-dessus. C’est dingue comme les deux projets sont complètement différents mais il y en a un qui est vraiment fluide et c’est celui que je fais aujourd’hui. C’est vrai qu’avant d’agir, je ne me pose pas de questions alors que, sur l’autre, je n’étais pas sereine. Je n’étais pas sûre de moi. Je pense que c’est ça. Quand on trouve son vrai projet, qui nous parle sincèrement et pas pour de fausses raisons, c’est hyper fluide.

Tu as cette capacité à te dire « En fait, la direction que j’ai choisie, ce n’est pas la bonne donc je reviens en arrière » et nous sommes reparties effectivement sur les bases.

J’ai eu la capacité mais c’était quand même un moment de ma vie hyper stressant parce qu’il fallait dire à tout le monde que, non, je changeais de direction. C’était à faire.

C’était une belle réussite derrière finalement.

Tout à fait.

Et que dirais-tu à celles qui peut-être nous regardent, ou suivent femmes de projets, mais hésitent encore à travailler avec moi ?

Je leur dirai de foncer. D’y aller parce que, si vous hésitez, vous allez apprendre sur vous. Nous n’avons jamais l’occasion de le faire. Nous sommes quand même en expatriation et, au final, c’est le moment de prendre du temps pour soi, d’apprendre à prendre du temps pour soi. Toute la première partie du programme est vraiment basée là-dessus. On m’aurait dit ça avant, j’aurais dit « Oui, c’est bon, on se connait assez. Ce que je veux, c’est du concret » mais, au final, tu mets vraiment les bases. Comme on travaille sur nous, on travaille sur ce qui est important et c’est comme cela que découle le vrai projet.

Et la concrétisation du plan.

Oui, et l’envie de le faire.

Tu as les bons piliers. Je te remercie Ingrid pour ce partage. Comme tu le sais, j’ai adoré travailler avec toi.

Pareil.

C’était joli aussi ce que tu as dit en disant « J’ai mûri, j’ai grandi aussi ». Ce que je retiens de ton partage, c’est apprendre à se connaître pour, après, vraiment pouvoir mettre en place un projet. C’est vraiment la 1ère base de savoir qui je suis, ce qui est important pour moi pour après passer à l’action. Il y a quand même cette base d’observation, d’introspection, de réflexion et, ensuite, on met en place ce qu’il y a à mettre en place pour pouvoir développer son projet, l’ancrer et en vivre pleinement, que ce soit dans l’associatif ou dans une activité.

Oui. Et un truc que je n’ai pas dit Anne, je pense que tu as sauvé, non pas notre couple, ce n’est pas ça, mais le soir, j’attendais qu’il rentre du boulot pour lui dire que c’était nul la journée et, avec l’accompagnement que nous avons pu faire, le soir, j’avais des choses à expliquer, à raconter. Je pense que cela aide. Cela peut en faire réfléchir plus d’une.

Cela aide aussi les maris en fait.

Oui, cela aide tout le monde. C’est un bon investissement.

Génial. Merci Ingrid. Bon déménagement.

Merci beaucoup Anne, pour tout.

Pour celles qui veulent en savoir plus sur ton projet, elles peuvent te découvrir sur ta page Facebook et bientôt sur ton site internet.

Et qu’elles n’hésitent pas si elles ont des dons de dessinatrice. Je cherche toujours des dessinatrices.

Exactement. Vous pouvez soutenir le projet en dessinant ou en commandant, parrainant des doudous. Il y a 2 façons de faire. Vous découvrirez tout sur la page Facebook et sur le site.

Merci beaucoup Anne. Très bonne journée. Salut.

Pour découvrir plus l’activité de Ingrid, RDV sur sa page facebook: Grand Moi Itou

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