Après avoir vécu en Angleterre, au Japon et aux Etats Unis, son expatriation aux Bermudes a été une belle opportunité pour Antigone pour réaliser son projet de cœur. Elle nous partage ici son témoignage suite au programme “Mamans Expat” de chez Femmes de Projets qu’elle a suivi.

Bonjour Frédérique. Je te remercie d’avoir accepté de témoigner de l’aventure Maman Expat’ que l’on a vécue ensemble. Je ne vais pas en dire plus et te laisser te présenter.

Bonjour Anne, merci. Moi, c’est Frédérique. J’habite aux Bermudes depuis presque 4 ans maintenant, après avoir été expatriée dans d’autres pays, notamment au Japon, en Angleterre et aux Etats-Unis.

Dans quelle situation étais-tu avant que l’on ne se rencontre ?

Avant que l’on ne se rencontre, étant aux Bermudes, je ne pouvais pas travailler. Après avoir travaillé pendant plusieurs années dans tous les autres pays où j’étais expatriée, je me suis retrouvée maman à la maison, ce qui n’était pas forcément mon rêve initial et le projet en partant. Je me sentais un peu frustrée, un peu dépourvue de statut, voire un peu de perte de confiance en moi d’être à la maison. Je voulais vraiment reprendre une activité. J’avais pensé à lancer ma propre activité puisque je ne pouvais pas travailler dans les entreprises locales. J’avais la bonne idée mais ne savais pas par quel bout prendre le projet. Je n’avais pas de compétence technique particulière pour le lancer. J’étais un peu freinée par ça et un peu dépourvue.

En même temps, cette grande envie d’avancer parce que tu avais besoin de te réaliser, dans mes souvenirs.

Complètement, besoin de me réaliser et de retrouver du sens au niveau professionnel, une mission en dehors de juste la famille, même si c’est important.

Quels étaient tes attentes ou tes objectifs quand tu as décidé de passer le cap ?

L’objectif initial était vraiment de monter mon activité. Je suis partie avec une idée précise en tête. J’étais à la recherche d’outils concrets, pratiques, d’une expertise technique. Je voulais avoir des conseils marketing, juridiques éventuellement pour les sites internet, enfin très pratiques orientés business. Et en fait, j’ai trouvé bien plus puisque, dans l’accompagnement que tu proposes, l’aspect technique, l’expertise orientée business c’est l’aboutissement, la fin de l’accompagnement. L’accompagnement englobe bien plus que cela. C’est vraiment trouver qui nous sommes, ce que l’on veut faire, avoir une activité qui nous ressemble et qui ressemble à la vie que l’on veut avoir. J’ai trouvé bien plus que ça. D’ailleurs, l’activité que je développe aujourd’hui est plutôt différente de l’idée que j’avais au départ. C’est bien la preuve que j’ai fait du chemin grâce à l’accompagnement que tu proposes.

Veux-tu nous dire justement quelle est ton activité ?

Aujourd’hui, j’ai créé une entreprise qui s’appelle « Own your life ». J’accompagne les femmes dans les grands changements, les bouleversements de vie qu’elles ont, les périodes de transition qu’elles vivent difficilement. Cela peut être au niveau professionnel : une reconversion choisie ou forcée, ou au niveau personnel : des changements de vie, une séparation, une naissance parfois même, un déménagement ou tout en même temps pour les expatriations. Je les aide à gérer le changement ou même à sauter le pas lorsqu’elles hésitent. J’ai une approche particulière parce que je le fais à travers un travail sur leur histoire personnelle et familiale. L’idée est d’avoir conscience et de travailler sur les situations qui déclenchent des blocages, des émotions négatives qui les empêchent d’avancer.

Et tu fais tout cela à distance ?

Je travaille uniquement à distance, via Skype.

Pourquoi as-tu décidé de travailler avec moi ?

Au début, c’était purement le feeling. Quand nous nous sommes rencontrées à distance, quand nous nous sommes parlé, j’ai tout de suite senti un bon feeling. Aussi, je me suis tout de suite sentie à l’aise. Pour ce genre de projet, j’avais envie de travailler avec quelqu’un qui me ressemble, à qui je pourrais m’identifier, une femme qui avait aussi vécu les situations d’expatriation, qui avait aussi créé son activité. Rien qu’avec ton expérience personnelle, j’allais pouvoir apprendre de toute façon.

Peux-tu justement nous dire les résultats que tu as obtenus à la fin de cet accompagnement ou de cette aventure maman expat’ ?

Neuf mois après, j’ai des résultats concrets. Mon bébé est né. J’ai une structure juridique qui existe avec 3 premières clientes, avec des premiers revenus et tout cela, en n’ayant pas encore le site internet et toute la communication Facebook mise en place. Il y a un projet abouti, accompli. Au-delà de cela, je voulais vraiment parler de ce que j’ai appris et de ce que cela m’a apporté en plus du projet. Pour moi, cela a été vraiment un changement de vie et un soulagement aussi. Cela m’a apporté un projet, une activité professionnelle qui peut me suivre après, dans mes différentes expatriations ou même si je rentrais en France. Cela m’enlève un poids parce que l’on sait très bien, quand nous sommes expat’, il y a toujours l’inquiétude de la suite. C’est quelque chose que l’on apporte avec soi donc, pour moi, cela a été énorme, la sérénité. Et puis, j’ai appris beaucoup de petites astuces pour avoir une activité qui soit en accord avec la vie de famille, avec mes valeurs. Cela se ressent dans ma vie quotidienne et ma vie familiale.

Sur tout ce que nous avons vécu ensemble, j’ai aussi senti qu’au-delà de travailler, bien entendu, sur ton projet professionnel, il y avait aussi eu un impact sur ta vie familiale et personnelle. Finalement, c’est comme s’il y avait eu une sorte d’acceptation de vivre encore plus pleinement cette expatriation parce que tu t’y retrouvais sur tous les plans. Est-ce que c’est ça ?

Complètement. Je passais de maman à la maison, conjoint suiveur avec ce que cela implique, avec le ressenti par rapport à cela, donc pas forcément valorisée, à, tout d’un coup, je suis expat’, je suis maman et en plus, je suis entrepreneure. Tous les rôles étaient remplis. On se sent complète et épanouie. Je ressors vraiment grandie de cette expérience.

Cela se ressent quand tu le partages. S’il y avait une ou plusieurs prises de conscience ou un grand changement avec lequel tu repars peut-être, ce serait quoi ?

Nous en avions parlé avec notre groupe de filles de mamans entrepreneures. De plus en plus, c’est vraiment ce que je pense. C’est en forgeant que l’on devient forgeron. C’est vraiment cela. J’ai réalisé que nous n’avions pas besoin de grand diplôme et de décennies d’expérience pour se lancer dans une activité si on y croit, si on y met le temps nécessaire. En fait, il faut se lancer et c’est en se lançant que l’on apprend et que les choses se mettent en place. J’ai vraiment l’impression qu’au début, on hésite à se lancer parce que l’on a des peurs, des doutes, des croyances et, plus on avance, plus chaque mur de doute et de croyance disparaît et nous pouvons avancer. Chaque mur laisse la place à un pas supplémentaire. C’est vraiment cela que je retiens. Il faut faire pour apprendre et pour se prouver que l’on en est capable. A la fin, le projet est né et nous nous en sommes à peine rendu compte.

On a nos clients, notre site…

C’est vraiment ça. C’est aussi ce que je retiens de la force de ta méthode, moi qui ne suis pas du tout d’un milieu ou d’un environnement d’entrepreneurs. Je n’ai pas travaillé en entreprise, j’étais plutôt côté administration. J’avais l’idée, je pensais qu’elle était bonne, adaptée à ce que j’aimais faire et à ce que je savais faire, mais le fait de monter son entreprise, cela me paraissait vraiment insurmontable. En 9 mois, étape par étape, cela s’est fait et pas du tout dans la douleur. C’était un processus vraiment naturel. Arrivée aux 9 mois, à la fin de l’accompagnement, je me suis aperçue que j’avais quelque chose que je n’aurai jamais pensé être capable de faire. Monter mon entreprise, avec une vraie activité, avec de vraies clientes, je n’en rêvais pas. J’aurai déjà été contente si j’avais eu l’idée, si j’avais quelques pistes. Y arriver, c’est un bel aboutissement.

Merci pour ce partage. Et si tu devais transmettre quelque chose à des personnes qui, peut-être, hésitent, se posent des questions, ont du mal à passer ce fameux cap de l’accompagnement, de se faire accompagner ?

Allez-y. Encore une fois, c’est vraiment en se lançant, en faisant le premier pas que l’on se rend compte de quoi nous sommes capables. Chaque semaine, chaque mois, on va un petit peu plus loin. Je trouve que l’on s’engage dans cet accompagnement parce que l’on a un projet professionnel. En fait, à la fin des 9 mois, nous avons grandi et nous nous sommes épanouies dans tous les domaines de notre vie. C’est vraiment un projet de vie plus qu’un projet professionnel.

C’est chouette. Merci beaucoup Frédérique pour ce partage. Je me permettrai de mettre le lien de ton site internet et de ta page Facebook avec la vidéo pour que celles qui souhaitent en savoir plus sur toi, découvrir ton parcours et ce que tu fais puissent aller chercher tout cela et éventuellement prendre contact avec toi si elles en ont besoin. Je te remercie. J’ai pris beaucoup de plaisir à t’accompagner et à vivre cette aventure avec toi. De toute façon, nous restons en contact.

Merci Anne.

Je te souhaite une très belle aventure qui continue parce que, finalement, maman expat’ n’est que le début de tout cela.

C’est ça. C’était le premier pas vers cette aventure.

Belle journée à toi.

Merci. Au revoir.

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