Cristina est expatriée en Angleterre après avoir vécu au Portugal et en Suède. Elle nous partage ici son témoignage suite au programme “Je trouve ma voie” de chez Femmes de Projets qu’elle a suivi. Cristina a lancé le podcast Expat Heroes. L’aventure Femmes de Projets lui a permis de définir dans sa globalité le projet qui lui ressemble, tout en prenant en compte la dimension du modèle économique et de retour financier qu’elle ne retrouvait pas avec son activité de podcast.

Bonjour Cristina. Je voulais te remercier d’avoir accepté de témoigner. Nous avons fait la formule « Je trouve ma voie » ensemble. Je ne vais pas en dire plus et te laisser te présenter.

Bonjour Anne, c’est un plaisir de témoigner pour ton accompagnement. Je m’appelle Cristina Filipe Araujo, j’ai 36 ans. Je suis mariée, j’ai 2 enfants. J’ai suivi mon mari à l’étranger. Je suis, en ce moment, en Angleterre et j’ai commencé ma vie de femme expatriée en Espagne avec mon premier enfant qui n’avait, à l’époque, que 3 mois. La première expatriation, je l’ai vécue comme une parenthèse. J’ai poursuivi mes études là-bas. Ensuite, je suis revenue en France 2 ans. J’ai donné naissance à mon 2ème enfant et, là, j’ai décidé de démissionner. Nous sommes partis en Suède. Le temps d’apprendre le suédois, j’étais vraiment décidée à retrouver un travail. J’étais dans cette dynamique de vraiment m’installer en Suède, retrouver un travail mais le temps de maîtriser le suédois pour pouvoir passer un entretien, il a fallu rentrer. Nous avons fait un retour éclair d’un an où là, j’ai retrouvé un super poste de responsable de com’ que je n’aurais sans doute jamais obtenu sans avoir eu mon master en Espagne et montré que je pouvais me démener en Suède. Cela a donc été de courtes expatriations. Pour cette 3ème expatriation en Angleterre, j’ai vraiment décidé non pas de la vivre comme une parenthèse mais de prendre vraiment cette expatriation comme une opportunité de faire quelque chose qui me plait. J’ai donc créé le podcast « Expat Heroes » en février 2017. C’est un podcast à destination des francophones expatriés où j’interviewe des francophones partout dans le monde. L’idée est d’apporter des témoignages inspirants, de réconforter les gens qui sont déjà partis en expatriation, qui se sentent un peu seuls ou perdus et, surtout, pour ceux qui en France se posent des questions sur l’expatriation, de montrer la réalité de l’expatriation, loin des clichés. Les gens qui nous écoutent doivent se dire « Mais pourquoi a-t-elle fait appel à Anne ? ». J’ai fait appel à toi parce que, mine de rien, j’étais un petit peu perdue.

Exactement. Quels étaient les questionnements que tu avais quand nous nous sommes rencontrées et quand nous avons décidé de travailler ensemble ?

Le podcast, petit à petit, gagnait de l’audience mais cela n’allait pas assez vite pour moi. Je me sentais frustrée. Je pense que j’avais aussi besoin de gagner de l’argent. Durant notre retour express d’un an où j’ai pu retravailler, j’avais eu la satisfaction de gagner mon salaire. J’étais tellement contente, après avoir passé 2 ans en Suède, frustrée de ne pas travailler, d’avoir obtenu en un mois un poste de rêve. J’avais gâté ma famille à Noël. J’étais super fière mais, par contre, j’étais lessivée du rythme à tenir. Mon mari avait trouvé un travail en Angleterre et faisait les allers-retours tous les week-ends. Je gérais les enfants en parallèle d’un boulot à plein temps. Je les laissais à 7h30 le matin et les récupérais à 18h30 le soir. En Angleterre, je me suis dit « Je ne veux pas ça, je ne veux plus ça ». Ce podcast m’apportait cet équilibre de vie-là mais l’aspect financier, néanmoins, est venu un peu me chatouiller. Je ne voulais pas l’admettre mais il est vrai que cela me manquait de pouvoir gagner ma vie. J’étais à deux doigts de rechercher du travail mais j’avais vraiment peur de retomber dans un rythme de vie effréné. Tu m’as aidée à y voir plus clair à ce niveau-là, à faire un choix.

C’est ça. Tu étais dans une période de flou et cela remettait presque en cause le podcast ou, en tous cas, cela diminuait l’épanouissement que tu devais avoir avec cette activité-là parce que tout n’était pas là pour te plaire. Il manquait quelque chose qui te faisait douter à ce moment-là.

Oui, c’est ça.

Pourquoi as-tu choisi de travailler avec moi ?

Au départ, tu le sais, je vais parler franchement, pour moi, les coachs, c’est du bla bla. Ils veulent nous vendre des trucs, cela coûte une fortune et je n’étais pas du tout prête mentalement à prendre un coaching de quelle que sorte que ce soit, avec qui que ce soit. Nous nous sommes rencontrées sur Twitter. Tu étais curieuse de savoir comment cela se passait avec mon podcast. Nous avons échangé. J’ai découvert que nous avions des valeurs communes. J’ai des valeurs très fortes d’authenticité, de transparence, d’honnêteté et j’ai retrouvé cela chez toi. De nombreux mois après, tu m’as sollicitée pour participer au congrès « L’Expatriation au Féminin ». Cela a été une très belle aventure dans le partage, qui faisait vraiment écho à ce que j’étais et à toute mon histoire de femme expatriée. J’ai vraiment aimé. Je me suis demandé pourquoi je ne te ferais pas confiance pour m’aider à y voir plus clair dans cette période de flou. Je crois que cela a commencé comme ça. Finalement, je t’ai fait confiance et j’ai bien fait.

Quels ont été les résultats que tu as obtenus grâce à l’accompagnement que l’on a fait ensemble, avec cette aventure ?

Au départ, je m’attendais à un bilan professionnel. Tu m’as dit « Pas du tout, pas du tout… ». Je me disais que c’était encore les discours tout faits mais non, c’était vrai. Ce n’était pas qu’un bilan professionnel. J’ai eu vraiment beaucoup plus. En fait, tu m’as aidée à vraiment définir ce qui était important pour moi et ce qui ne pouvait pas passer au second plan. Dans mon cas, c’était ma famille, le fait de récupérer mes enfants à l’école, de continuer à leur donner des cours de français parce qu’ils vont à l’école locale anglaise, de multiplier les allers-retours en France parce que ma maman est malade, de ne pas retomber dans le travers que j’avais connu quand je suis rentrée en France, d’avoir un boulot qui me prenne trop d’énergie et aussi, et surtout, d’assumer que j’avais envie de gagner de l’argent. J’avais du mal à l’assumer. Et, finalement, de confirmer que le podcast était quelque chose qui raisonnait avec mes valeurs, avec mon histoire aussi. Cela raisonnait avec une passion d’enfant et j’ai découvert que la Voix était au cœur de mon épanouissement. Avec la voix au cœur, il fallait que je trouve un projet qui me rapporte de l’argent. Or, le podcast, il est difficile d’en vivre et cela prend beaucoup de temps donc je vais continuer à le produire mais, ce que l’on a identifié comme projet, c’est de former d’autres personnes à créer leurs podcasts. C’est ce que je vais proposer, une plateforme de formation pour permettre aux gens de prendre la parole sur le sujet qu’ils souhaitent, sur une passion, sur leur activité entrepreneuriale. Je serai dans ma « zone de confort » puisque je suis assez débrouillarde et je pense que je saurai trouver les outils pour créer cette plateforme et, surtout, j’aime bien le contact avec les gens, j’en ai besoin. Guider d’autres gens à pouvoir créer leurs podcasts de zéro, sans aucune connaissance, c’est ce que j’ai vécu et je suis contente de pouvoir aider d’autres gens à le faire. Ca, c’est génial.

C’est aussi de le rendre accessible en fait.

Oui, rendre accessible le podcast, exactement, ce qui permettrait d’enchainer progressivement sur une autre activité de rêve, que l’on a identifiée, qui serait de devenir voix off. J’adorerai pouvoir devenir voix off. Finalement, la voix au centre avec la production de mon podcast Expat Heroes, avec une plateforme de formation pour permettre à d’autres de créer leurs podcasts et puis l’activité de voix off qui viendrait compléter le tout. Finalement, c’est se rendre compte que l’on n’a pas forcément un métier ou une étiquette qui va nous coller mais que l’on peut trouver son épanouissement de différentes formes. Cela a été une révélation parce que je me disais « Je suis podcasteuse » ou « Je suis formatrice » ou « Je suis voix off ». Non, en fait, je peux être les 3 et c’est génial.

Tu n’es pas obligée de choisir. Et quel a été, justement, pour toi, la plus grande prise de conscience ou le plus grand changement au cours de notre travail ensemble ?

La prise de conscience, j’en ai parlé, c’est l’idée de ne pas être complexée sur le fait de vouloir gagner de l’argent mais aussi de reprendre le contrôle de mon quotidien, redevenir un peu le pilote de ma vie. Je culpabilisais d’accorder du temps à mon projet au détriment de mon équilibre familial et vice versa, d’accorder du temps à mes enfants. C’était vraiment d’arrêter de culpabiliser, de me réorganiser, de remettre de la rigueur dans mon organisation parce que c’était l’intuition qui me guidait, mais c’est comme si ce n’était pas un travail finalement. Etre femme au foyer, ce n’est pas un métier et me dire que je suis utile à autre chose, que je peux m’épanouir autrement que n’être que femme de ou que maman. J’apporte de la valeur à la société autrement. Comme mon mari, je me lève le matin et j’ai une mission à accomplir, l’idée étant de kiffer chaque jour parce que c’est moi qui suis aux commandes.

C’est beau ce que tu dis là.

Mais c’est vrai.

Effectivement, il y a un changement de posture dans le vécu du quotidien.

Complètement. Là, j’ai mon bullet journal, j’ai mon organisation par semaine. Il y a une vraie méthode qui a été mise en place et c’est top.

Chouette ! Et que dirais-tu à celles qui, peut-être, hésitent, comme toi tu as hésité d’ailleurs au début, dans ta situation d’avant ?

Je dirai « Passez 30 min avec Anne, n’hésitez pas à vous inscrire aux webinaires qu’elle propose. Vous serez immergées dans un univers bienveillant et pro ». Il y a deux mots qui me viennent en tête, c’est doux et carré. La douceur parce qu’il y a de l’écoute, il y a du partage mais aussi, et surtout de la méthode. Dans la méthode, je ne vais pas trop en dire mais l’idée des rituels chaque matin, des gratitudes, mine de rien, nous sommes dans un univers de bienveillance. Ce sont des méthodes qui nous font avancer dans la réalisation de notre projet, dans la réalisation de nous-mêmes en fait. Il y a de l’écoute, il y a du partage, il y a de la méthode qui va, de fait, vous guider pas à pas dans votre réflexion. Et surtout, au sein de l’accompagnement, il y a le groupe de femmes qu’il y a autour d’Anne, qui se réunit tous les 15 jours. Anne est toujours présente. J’avais un peu peur au début, du groupe. Je me suis dit qu’elles allaient me juger et, là encore, non. Nous avançons chacune à notre rythme. Il n’y a pas de jugement les unes par rapport aux autres. Il n’y a pas de concurrence. On avance chacune à notre rythme et on se conseille, on partage aussi nos doutes, nos peurs. On célèbre nos réussites aussi. C’est vraiment la cerise sur le gâteau. J’ai été agréablement surprise par ça. J’étais vraiment contente.

C’est une relation qui dure après en plus.

Oui, j’espère, si vous me regardez les filles…

Je te le dis par expérience.

C’est vraiment super enrichissant. Je ne regrette pas mon investissement en temps et financier. Je dirai même que mon mari te remercie, Anne. Je pense que je n’étais pas prête à ça. Chacune avance à son rythme. Je ne dis pas que tout le monde doit prendre un coach mais, si vous hésitez, que vous êtes un peu perdue, allez-y. Avec le recul, si je l’avais pris plus tôt, peut-être en Suède, j’aurais plus profité de mon expatriation et moins essayé de rentrer dans les cases pour absolument trouver un boulot. Je ne dis pas qu’il faut absolument devenir entrepreneur, absolument monter son projet, mais au moins prendre le recul sur les choses, se faire accompagner, voir ce qui nous correspond vraiment. Je ne dis pas que je ne vais pas retravailler, peut-être quand les enfants seront grands, je n’en sais rien. On peut avoir plusieurs vies mais, en tous cas, maintenant, je suis vraiment contente d’avoir fait cet accompagnement qui me permet de me lancer sur un projet qui me fait kiffer chaque matin et d’être aux commandes de ma vie.

Merci Cristina pour ce beau témoignage. J’ai pris un grand plaisir à t’accompagner aussi sur cette aventure et de te voir, surtout, t’illuminer entre le début de l’accompagnement et aujourd’hui. Je le sentais en toi quand nous avons commencé, je le savais, je sentais la pépite qu’il y avait en toi et qu’il y avait vraiment quelque chose qui devait sortir. De ton côté, tu étais pleine de doutes, pleine de frustrations comme tu l’évoquais et, aujourd’hui, c’est comme si tout ce qui a été vécu te permettait de prendre la place qui est la tienne et de pouvoir maintenant éclore, vivre vraiment le projet qui te ressemble, qui fait sens pour toi, avec ce cœur autour de la voix comme tu l’as exprimé. Il y a plein de belles choses qui sont en chemin et qui vont fructifier derrière tout ça. Vraiment, merci de m’avoir fait confiance parce que, comme tu le dis, ce n’est pas une étape facile que de se lancer parce que, même si on nous l’explique, on ne sait pas toujours ce qu’il se passe vraiment derrière. C’est pour cela que les témoignages, pour moi, sont importants. Au-delà de tout ce que moi, je dis, en tant qu’accompagnatrice, c’est le vécu des clientes qui est le plus vrai et qui exprime le mieux ce qui a été vécu. C’est personnel en même temps. Pour ça, merci d’avoir partagé ton vécu et bravo d’avoir réussi cette aventure parce que c’est ce que je t’ai apporté mais c’est aussi comment toi, tu t’es investie qui a permis ce beau résultat.

Merci.

Merci Cristina et belle aventure à toi. 

Pour découvrir Cristina et son activité,

rdv sur sa page Facebook : Expat Heroes

rdv sur son site internet : http://expat-heroes.com/

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