Interview de Dhouha Majoulie, architecte d’idées et fondatrice de Miss Marketing en Belgique.

“A un certain moment je me suis dis : qu’est ce que je fais de ma vie ? C’est quoi ma mission de vie ? C’est quoi le fil conducteur entre tous les projets ? J’ai réinventé mon métier

Trois mois après la découverte de l’architecte d’idées en moi, j’ai créé Miss Marketing magazine qui est le premier magazine de communication et de marketing digital pour les femmes sur la francophonie mondial, sur l’international et le mois dernier j’ai organisé le premier congrès international dédié au marketing au féminin qui s’appelle le CIMÔF. 

Pour créer de la visibilité et de la notoriété, il faut d’abord créer le réseau et pour les réseaux on n’a pas besoin d’avoir de l’argent pour créer un réseau.

C’est en fait une peur contre la peur. C’est un combat contre la peur donc soit elle me dépasse soit tu la dépasses. Je pense aussi que j’ai une confiance en mon intuition, c’est elle qui me guide.

Le fait d’être entouré avec des personnes qui sont autour de nous qui sont des personnes positives pourrait aussi faire disparaître petit à petit la peur surtout quand on se lance dans un projet.J’ai besoin d’avoir un environnement où je me sens super bien parce que ça va libérer ma créativité, ça va libérer le calme qui est en moi et ça va aussi entraîner mon intuition d’où le fait que par exemple j’habite sur une péniche.”

Pour Femmes de Projets, Dhouha Majoulie, fondatrice de Miss Marketing, a accepté de revenir sur son expérience, sur son parcours et de nous partager quelques conseils.

Pour la découvrir, c’est juste en dessous. 🙂

Pour suivre les aventures de Dhouha et de Miss Marketing, c’est par ici :

https://www.facebook.com/missmarketingmagazine/

http://miss.marketing/

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Olé !

Je suis Dhouha Majoulie, je suis architecte d’idée.

En fait, ça fait un an et demi que j’ai découvert que je suis architecte d’idée. J’accompagne en fait les entreprises dans leur stratégie de communication et de marketing et avec mon côté entrepreneure je faisais des projets à part et c’était des projets où il n’y avait pas de fil conducteur entre eux. C’était par exemple une plateforme de mise en relation entre les personnes âgées et des bénévoles. Je suis très geek donc j’ai appris moi-même à créer des sites internet, je pourrais aussi réaliser des trucs d’ordre technologiques. Chaque fois que je créé un projet, je me dis « d’accord », j’enchaine avec un autre,

mais à un certain moment je me suis dis : qu’est ce que je fais de ma vie ? C’est quoi ma mission de vie ? C’est quoi le fil conducteur entre tous les projets ?

Ca n’a aucun rapport le fait de créer une plateforme qui met en relation les seniors avec des bénévoles ou un autre site qui est plus des tarots d’inspiration pour les femmes, des citations des femmes solaires.

Et là j’ai sombré dans une période de 4 mois à peu près où j’ai perdu le sens de la vie. J’ai dit : « non, je sers à rien…, non, je sers à rien, vraiment… j’ai perdu confiance en moi et tout… »

En fait, j’ai cherché depuis toute petite un métier qui n’a pas eu encore un mot, on n’avait pas encore le nom de ce métier là, un métier qui me ressemble parce que je suis très créative, je ne suis pas du tout carré mais j’ai besoin d’un cadre en même temps où il y a beaucoup d’innovation et de créativité. Le fait d’oser même si ça ne porte pas, en termes d’expérience ça va m’enrichir.

Et là, j’ai croisé le chemin d’une coach/formatrice qui a cru en moi, qui s’appelle Brigitte André et avec elle j’ai découvert l’architecte d’idée. Je me suis dit « mais oui, c’est moi. Dans l’architecture, il y a les bases, les fondements, il y a la structure, la polarité masculine, c’est carré. Et puis, dans idées, c’est la créativité, c’est la polarité féminine, c’est la douceur, c’est sortir du cadre et franchement, c’est typiquement moi. J’ai ces deux polarités là ».

Juste trois mois après la découverte de l’architecte d’idées en moi, j’ai créé Miss Marketing magazine qui est le premier magazine de communication et de marketing digital pour les femmes sur la francophonie mondial, sur l’international et le mois dernier j’ai organisé le premier congrès international dédié au marketing au féminin qui s’appelle le CIMÔF.

Brièvement ! 🙂

En fait, j’ai réinventé mon métier. Le plus dur pour moi c’était en fait les gens qui étaient autour de moi, la famille et tout. Et je me disais peut être qu’en fait je ne suis pas vraiment consultante, je ne suis pas conseillère… J’ai un truc à part, une vision à part et avec internet, il y avait 10 ans internet n’existait pas. Avec internet, plusieurs métiers sont apparus, une apparition de dingue et donc avec l’architecture d’idées j’ai pris vraiment mon courage et je me suis dit : je vais me lancer dans un métier qui n’existe pas encore parce que ça reflète ma vision, ça reflète ma créativité dans lequel je pourrais faire des conceptions de projets et Miss Marketing typiquement c’est un projet d’architecte d’idée.

 

Quel a été ton parcours ?

J’accompagne toujours des entreprises. Mon public, c’est vraiment les entreprises. Les entreprises ont l’audace de monter d’un étage, d’expérimenter des actions, de faire des plans de com donc pour moi il y a moins de freins. Avec les entrepreneurs, et ça je l’ai essayé, d’où ma décision d’accompagner les entreprises, c’est qu’il y a plusieurs freins mais surtout par rapport aux femmes il y a plusieurs freins : on ne peut pas oser, on ne peut pas faire ça, il faut réfléchir, prendre beaucoup de temps pour réfléchir, ça je le comprends mais moi je suis de nature « j’avance » et si quand j’utilise mon intuition, si tu fais pas ce plan d’actions là, à ce moment ci, après ça ne va pas marcher, parce qu’il y a cette intuition à un instant T.

C’était dur pour moi de ramener les gens, de les pousser et ça m’a fait vraiment mal parce que à chaque fois je me dis ça prend beaucoup d’effort « mais mince pourquoi on ne fait pas ça alors que c’est le moment » et des fois je tombais malade. Heureusement, je n’ai pas pris beaucoup d’accompagnement mais, pour moi, il me faut soit des entrepreneurs qui sont là et motivés et on est prêtes pour faire ça ou soit des entreprises.

 

Comment as-tu trouvé l’argent ? As-tu eu besoin de fond notamment pour ton projet Miss Marketing ?

Le premier frein quant on pense à un projet, on pense principalement à l’argent. Et le fait de penser à l’argent, en soi, c’est un frein. Ce n’est pas le cas pour moi. Comme je maîtrise la création des sites internet, j’ai une idée, je la mets en pratique, je concrétise l’idée, je créé le site internet, je fais la communication, je fais le marketing,  je vais vers les gens, je fais du networking et après c’est l’argent. Je pense que ce qui fait aussi le décollage de Miss Marketing, c’est que l’argent n’était pas un frein. Pour créer de la visibilité et de la notoriété, il faut d’abord créer le réseau et pour les réseaux on n’a pas besoin d’avoir de l’argent pour créer un réseau.

Pour créer un réseau,

1/ on a d’abord besoin d’être alignée, dans le sens : qu’est ce que je vais faire exactement ? Pour moi c’était clair de créer le premier magazine de digital marketing pour les femmes, rassembler des femmes dans ce média là en disant voilà : si vous voulez contribuer, il y a un espace, ça c’est pour vous, pour vous lancer, vous confirmer en disant : moi je vais écrire des billets, moi je vais faire des vidéos, moi c’est plutôt podcast parce que je ne suis pas encore à l’aise devant la caméra. C’était vraiment important pour moi de dire voilà un espace où on pourrait montrer des compétences féminines dans différents domaines : dans le développement personnel, spirituel, ou dans d’autres domaines, pas principalement le marketing. Ca c’était clair pour moi d’être alignée avec cette vision là.

 

2/ Deuxième chose, avoir un bon relationnel. Moi j’aime bien aller vers les gens, je contacte les gens, c’est facile, j’aime bien ça. Avant ce que je faisais, c’est que j’étais sur des événements ici en Belgique de Networking, de réseau féminin et après pour aborder la France ou la Suisse, ou le Québec, je suivais les gens, je commentais, je donnais mon feedback, donnais un petit conseil. Je n’attendais pas un retour et ça en soit, s’occuper du relationnel c’est une grande réussite. Si on veut se lancer dans un projet, il faut être bien entouré. Il faut être visible par rapport au relationnel.

Ca n’est pas une approche « professionnelle », écrire un mail… non c’est vraiment dans la spontanéité, dans le naturel, exprimer des choses, toujours être dans la construction même si par exemple, il y a un post où on est contre, c’est dans la construction ce n’est pas la critique et ça donne en fait une image, ça reflète notre personnalité. Est-ce qu’on est dans la douceur, est ce qu’on est dans la contradiction, est ce qu’on est dans la construction… et plus les gens vont revenir vers nous

3/ la troisième chose c’est donner soit du contenu, faire des vidéos, écrire des billets, chacun avec son canal préféré. S’exprimer. Quand on s’exprime, on s’exprime et pour soi et pour l’autre. L’autre va voir notre façon de nous exprimer que ce soit la vidéo ou des articles.

 

Quelle est ta vision, comment t’imagines-tu à 5 ans ?

 

Chaque fois que l’on me pose cette question là, je dis « je ne sais pas ». Mais quand je rêve je vois grand les choses. Mais je ne sais pas te dire ce que sont les détails parce que chaque fois ça décolle rapidement donc après je ne sais pas. Mais je sais bien que c’est quelque chose de très grand, quelque chose qui me ressemble autour d’une grande communauté  mais précisément comment ça je ne sais pas.

 

As-tu eu peur de te lancer, as-tu des doutes et si oui, comment les gères-tu ?

Oui certainement j’ai des peurs surtout pour des premières fois comme prendre la parole  devant des personnes.

Récemment, c’était ma conférence à Paris, j’étais malade de peur parce que c’est une première pour moi et parce que c’est en fait une peur contre la peur. C’est un combat contre la peur donc soit elle me dépasse soit tu la dépasse 

Mais les premières fois c’est normal d’avoir peur, mais lancer un projet, avoir peur parce que l’on va lancer un projet, je pense que je n’ai pas ce genre de peur. Quand j’ai décidé de créer Miss Marketing, entre le fait d’avoir l’idée et l’envie de le lancer c’était trois semaines. J’ai fait des recherches : qu’est ce qui existe sur le marché en termes de magazine pour les femmes, je ne connais rien à tout ce qui est magazine, c’est une première pour moi, c’est un nouveau monde que j’ai découvert, tout ce qui est graphisme rien du tout, je ne sais même pas qui va m’aider à le faire mais je n’avais aucune peur.

Il y a des peurs comme faire une première, être devant un public parce qu’il ne faut pas oublier le texte, il y a une logistique dans la tête. Je me suis dit, j’espère que mon cerveau ne va pas me lâcher mais à part ça j’ai moins de peur parce que je me crée moins de freins par rapport à mes projets.

 

Je pense aussi parce que j’ai une confiance en mon intuition, c’est elle qui me guide. Du coup même s’il y a des petites peurs, des petits freins ou des petits soucis, même au niveau de la technologie, ça fait parti du projet mais ce n’est pas quelque chose qui va être un frein pour moi.

 

J’étais vraiment dans les coulisses derrière et il y avait un autre conférencier avant moi et c’était un boxeur, un entrepreneur/boxeur. Je n’étais pas du tout dans sa conférence parce que j’étais vraiment dans ma peur et en fait moi comme j’aime beaucoup le mouvement pour me dépasser aussi je saute un peu et je fait ça « aller aller aller olé olé olé » tu vois je parle à moi-même et là je vois que soit elle me dépasse la peur parce que c’est dans mon cerveau, c’est une création la peur, une création que j’ai inventé, soit elle me dépasse donc ou c’est moi qui gagne et c’était vraiment autour de ça. Quand Pierre, le boxeur a terminé sa conférence, il est venu vers moi, il y avait des rideaux donc on ne me voyait pas et sans rien dire, il me voit sauter il me voit et me dire des beaux mots pour me motiver. Son esprit était là vraiment pour me calmer et ça m’a fait du bien et donc ça aussi le fait d’être entouré avec des personnes qui sont autour de nous qui sont des personnes positives pourrait aussi faire disparaitre petit à petit la peur surtout quand on se lance dans un projet.

 

Je pense que je suis une personne qui quand je suis convaincue par quelque chose et surtout quand je suis poussée par cette intuition là, il y a des gens qui sont autour de moi qui vont me projeter leurs peurs, leurs craintes, leurs freins et moi je n’ai pas envie de porter ça. Moi je vois les choses de façon plutôt positives, je les vois grandes et dans notre entourage les gens qui nous aiment, c’est par amour qu’ils ont ce genre de projections là, pourraient nuire à notre projet, mettre des freins dans notre projet d’où l’importance d’être bien entourée avec des personnes qui sont positives, qui sont là pour soutenir, même des personnes qui sont neutres, de loin, à distance mais qui sont là par leur attitude positive, c’est très important.

 

Quels conseils donnerais-tu en termes d’état d’esprit ?

Je suis de nature trèèèèèèèèèès positive, si je suis emballée et que je la sens bien je fonce. Mais les trucs que moi j’utilise, c’est par rapport à l’environnement. J’ai besoin d’avoir un environnement où je me sens super bien parce que ça va libérer ma créativité, ça va libérer le calme qui est en moi et ça va aussi entrainer mon intuition d’où le fait que par exemple j’habite sur une péniche. Pour moi, avoir le contact avec l’eau c’est quelque chose de précieux, avoir cet environnement là propice à la réussite pourrait entrainer notre esprit à avoir une attitude aussi positive.

Il y a d’autres rituels mais c’est vraiment lié à l’attitude positive. Tu vois, chaque fois que l’on a une peur ou une crainte, dire des mots qui sont positifs « je suis magnifique » « je suis fabuleuse » « je suis courageuse ». C’est banal, c’est très simple, mais c’est assez puissant. C’est très très très puissant.

La troisième chose qui revient chaque fois, surtout dans les moments qui sont assez forts dans ma vie, c’est me connecter à mon enfant intérieur.

J’ai vécu une enfance joyeuse, j’ai fait toutes les bêtises du monde, j’ai grimpé, mangé de la boue, j’ai tout fait, j’avais vraiment une enfance concrète où l’expérimentation était là parce que j’ai cet aspect d’aventurière, très curieuse et du coup quand j’ai certains doutes ou une crainte, une peur comme avec la conférence, je me dis « qu’est ce que Dhouha l’enfant pourrait faire ? » Et là c’est la réponse qui me vient. Je vois des flash dans mon enfance, soit je grimpe, soir je cours, des trucs comme ça qui me rendent joyeuse et qui me donne beaucoup de force et de puissance, c’est vraiment mon enfance. La petite gamine qui ne prend pas les choses au sérieux et ça fonctionne tu vois, l’esprit d’un enfant.

 

Comment arrives-tu à concilier équilibre pro et perso ?

Quand on a plein de projets, c’est l’organisation tout simplement, pour les femmes surtout. Moi je n’ai pas d’enfants mais je sais que pour les femmes qui ont des enfants, ça n’est pas la même situation mais c’est vraiment l’organisation. Certaines femmes qui ont des enfants travaillent plus le soir ou la nuit.

Mais par rapport à moi c’est vraiment la bonne organisation, je prends soin de moi. Je ne sais pas si on peut appeler ça de l’égoïsme mais c’est vraiment prendre soin de moi. Je me fais gâter par moi-même, je m’accorde beaucoup de pause, des ballades, des marches, j’aime beaucoup marcher le matin avant d’être devant l’ordinateur, généralement c’est les après-midi sauf si j’ai des rendez-vous mais sinon c’est les marches, je marche, ça me fait du bien. J’achète des trucs qui me plaisent des trucs de luxe ou pas, des trucs d’enfant aussi mais qui me font plaisirs et qui m’amènent une certaine joie. Des massages. Je m’offre des trucs : un vernis, un plugin wordpress, des fleurs…

 

Et si c’était à refaire ?

Je pense en terme d’apprentissage que c’est ce que la vie nous offre… si on est dans ce chemin là c’est vraiment le bon timing pour nous. Non je ne changerais rien. Tout ce que j’ai appris, tout ce qui s’est passé dans ma vie du côté professionnel ou personnel, ça fait parti de mon chemin.

 

Autre chose à partager ?

Je reviens sur le fait d’être bien entouré. Quand on a des idées que l’on ne concrétise pas, soit c’est pas le bon timing pour nous ou soit ce n’est pas dans notre mission mais pour savoir ça il faut être en contact avec d’autres femmes et surtout mon message c’est pour les femmes : Osez être entourées ! Osez être bien entourées ! C’est pas osez faire le premier pas et passez à l’action, c’est d’accepter le fait d’aller chercher d’autres femmes, d’abord peut être des femmes modèles, des femmes mentors pour qu’elles soient là avec vous. Dès fois quand on commence un projet où quand on est dans un projet, on est des fois perdue, on ne sait pas comment faire parce qu’une experte n’est pas accessible. Il y a d’autres moyens aussi d’être bien entourées et d’avoir des mentors qui nous accompagnent et qui nous disent Miss vas y bravo et qui partagent notre projet et ça ça change et ça fait la différence dans la vie d’une femme et de son projet.

 

Les grands projets du monde, ceux sont des projets qui sont créés par des synergies à travers des partenariats. Il y a une personne qui a inventé l’idée mais ce n’est pas l’idée toute entière vers la fin qui a été conceptualisée par la même personne. Il y a toujours la co-création, il y a toujours les synergies, les partenariats, les collaborations.

 

Pour les femmes je pense que c’est plus facile d’aller vers une femme, parce qu’il y a cette chaine de solidarité et de collaboration mais il y  a aussi un peu d’égoïsme en disant « non je n’ai pas envie de l’autre et de voir d’autres modèles qui fonctionnent et qui crée ces chaines de solidarité pour soutenir toutes les femmes et leurs projets qu’ils soient mis en lumière, il faut accepter d’aller vers l’autre, la soutenir et en échange l’autre va aussi parler de notre projet, partager notre projet.

 

Merci Dhouha 😉

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